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Étudiants et entrepreneurs : un nouveau cadre

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Créé en septembre 2014, le statut d'étudiant-entrepreneur permet aux jeunes d’élaborer leur projet d’entreprise avec un minimum de sécurité. Rencontre avec trois pionniers.

9 septembre 2016 imprimer en PDF

Maxime Pillot et Thomas Hedley ont lancé PH innovation à l’été 2015, pour soutenir des projets industriels, depuis la simple idée jusqu’au démarrage de la production. Étudiants en management international et en marketing des technologies innovantes, ils sont partis d’un double constat : les jeunes projets ont du mal à trouver des financements et des compétences, alors que les grands groupes, confrontés à des baisses de productivité, peuvent avoir intérêt à les accompagner. " Notre but est de rapprocher ces deux mondes ", résume Maxime. Un an après la création de leur SAS, ils conseillent déjà cinq porteurs de projet. " Le statut d’étudiant-entrepreneur nous a permis d’élargir notre cercle professionnel et de faire notre stage de M2 dans notre propre structure ", explique Maxime. PH Innovation bénéficie désormais de l’appui de l’Agence de développement économique régionale Madeeli.

Jacky Vincent, 22 ans, est pour sa part encore étudiant en Master 2 à la rentrée 2016. Après une formation de gestion, il a lui aussi opté pour le Management de l’innovation. Sa rencontre avec Florian Gerardi, formé en commerce international à l’université de Maastricht et venu à Toulouse lors d’un échange Erasmus, a été déterminante. " Nous nous sommes croisés dans un cours, et comme nous sommes tous deux hyperactifs, ça a tout de suite collé ". L’hiver dernier, ils ont commencé à bâtir Fablart, pour " faciliter la diffusion des œuvres artistiques ". Ils en sont désormais au développement de la version bêta de leur site, qui permettra aux artistes d’exposer leur travail, et aux utilisateurs, de se déplacer virtuellement dans des galeries et d’acheter des œuvres. Tandis que Jacky veille au développement des solutions techniques, Florian s’occupe de la relation avec les artistes, du marketing, et de la partie financière. Ils réfléchissent aux moyens de paiement et de livraison et à un système d’assurance. Le statut d’étudiant entrepreneur de Jacky leur permet de bénéficier de l’aide de deux tuteurs, dont l’un travaille à la Chambre des métiers et de l’artisanat. " On leur pose des questions, ils nous ouvrent leurs carnet d’adresse. C’est confortable, même si nous sommes bien conscients que cela ne garantit pas la réussite de notre projet ".

L’idée de bénéficier de ce statut est venue bien plus tard à l’esprit de Mathilde Bouterre et Julie Braud, à la fin de leur M2 Marketing et communication. Elles l’envisagent comme un moyen de poursuivre leur professionnalisation avec un filet de sécurité. Les deux jeunes femmes ont créé le site Food Swaper’s en décembre 2015. Leur idée, inspirée d’outre-Atlantique, est de démocratiser le troc culinaire, en proposant aux internautes d’un même quartier de s’échanger des portions de leurs plats cuisinés. Désormais soutenues par Etymôn, une association d’accompagnement à la création d’entreprises sociales et solidaires, Mathilde et Julie ont attaqué la phase business plan, prospection de partenariats et développement web. " Nous faisons tout à deux. C’est ce qui rend le projet cohérent et vivant, et nous permet de mutualiser nos compétences ".

 

Le statut d'étudiant entrepreneur, kesako ?

Ce statut permet aux étudiants et jeunes diplômés de moins de 28 ans de bénéficier de l’aide d’un Pôle Etudiant Pour l’Innovation, le Transfert et l’Entrepreneuriat (PEPITE) regroupant sur un site donné, établissements d'enseignement supérieur, entreprises et collectivités territoriales. Durant la période de création, les étudiants restent sous le statut étudiant, ont accès à des locaux de coworking (en cours de construction à Toulouse), bénéficient d’une formation aux basiques de l’entrepreneuriat et de la gestion, et d’un tutorat d’enseignants et de professionnels. Ils peuvent signer un Contrat d'Appui d'Entreprise (CAPE) avec une structure type couveuse.

Le diplôme d'étudiant-entrepreneur

En s’inscrivant à un diplôme d’université "Étudiant-entrepreneur", les étudiants peuvent faire valider leur projet d’entreprise à la place d’un stage ou d’un projet de fin d’études. Le contenu de ce diplôme privilégie l’apprentissage par l’action. Les frais d’inscription ne peuvent dépasser 500 € par an.

Les trois projets cités

Universit� Toulouse 1 Capitole